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Les couloirs du temps


WALTER BISHOP 1692

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Je naquis à Salem, un soir de pleine lune, la Lune de Chêne, pour être précis.

C’était en 1692, quelques mois avant le procès de mes parents, si on peut appeler ça un procès. […]

Cela n’arrive qu’une fois tous les mille ans, qu’une Hérétique donne naissance ce jour précis, celui du solstice ; il a fallu que ça tombe sur moi. […]

Les énergies, cette nuit-là, furent si puissantes, qu’elles enveloppèrent la terre entière d’un voile protecteur, rouge et luminescent, que seuls les Hérétiques étaient en mesure de contempler. Le voile se dissipa lorsque je poussai mon premier cri.


Anthologie


Sans titre - 5

H.TAG éditions propose une anthologie dans la collection Polar/Thriller, sur le thème du Corbeau (l’animal, le personnage, la superstition, le noir, la plume…).
Début de l’appel à textes début mai 2018.
Date limite de remise des manuscrits : le 31 octobre 2018.
Les 10 meilleures nouvelles seront publiées dans un recueil au premier trimestre 2019.
Consignes :

  • Une nouvelle d’au minimum 20 pages format A5, typo garamond 12pt interligne 1.5.
  • Polar, thriller tous genres confondus (moderne, fiction, fantastique/fantasy…)
  • Réussir à intégrer un message positif malgré la noirceur du thème.

Vos fichiers (au format Word uniquement) devront nous être adressés par mail à l’adresse suivante :
anthologie.corbeau@htageditions.com

Tous à vos plumes …
Plus illustration.


Mon prochain roman


Walter Bishop 1692, Thriller paranormal.

Sortie prévue septembre 2017

 

 

PRÉFACE

 

 

Je naquis à Salem, un soir de pleine lune, la Lune de Chêne, pour être précis.

C’était en 1692, quelques mois avant le procès de mes parents, si on peut appeler ça un procès.

Comme se régalait à me le raconter ma nourrice, Narcisse, qui eut le cœur assez généreux pour remplacer ma mère après sa mort et ce, jusqu’à la sienne, La Lune de Chêne, chez les Hérétiques, était aussi appelée, « La Lune des longues nuits d’hiver » ; celle de la mort et de la renaissance.

Cela n’arrive qu’une fois tous les mille ans, qu’une Hérétique donne naissance ce jour précis, celui du solstice ; il a fallu que ça tombe sur moi.

Cette pleine lune, si particulière, inonde la terre de son essence lumineuse parce qu’à cette période de l’année, les jours sont très courts et grâce à ses pouvoirs, elle repousse les ténèbres qui auraient tendance sinon, à prendre leurs aises.

Cette nuit-là donc, toujours d’après ce que me racontait Narcisse, les enchanteurs, les enchanteresses, les mages, sorciers et sorcières, s’étaient réunis autour de la maison de mes parents. Ce n’était pas vraiment une maison, du moins pas comme celles que vous avez l’habitude de voir ou d’habiter. Quatre murs en torchis et un toit fait de branchages tressés et recouvert de pailles. Il n’y avait même pas de fenêtre ; juste quelques ouvertures pour que la lumière pénètre et aérer, je présume. Aujourd’hui vous appelleriez ça, une VMC.

Le Coven auquel appartenaient mes parents s’était rassemblé dans leur jardin, c’est là que la congrégation des Hérétiques avait décidé de glorifier ce jour béni, par un rituel de haute magie destiné à honorer la Lune de Chêne mais surtout, soutenir pendant son travail, celle qu’ils appelaient La Sacrée.

Les énergies, cette nuit-là, furent si puissantes, qu’elles enveloppèrent la terre entière d’un voile protecteur, rouge et luminescent, que seuls les Hérétiques étaient en mesure de contempler. Le voile se dissipa lorsque je poussai mon premier cri.

J’ai dû crier sacrément fort, parce que d’après Narcisse, l’enveloppe énergétique fût littéralement désintégrée et l’écho de la déflagration résonna durant plusieurs jours. Elle me faisait rire Narcisse lorsqu’elle me racontait toutes ces histoires, elle gesticulait dans tous les sens en faisant de grands mouvements et prenait une voix impossible à décrire, elle avait le don de faire de ces bribes de mon histoire, des instants apocalyptiques.

Voilà, j’étais né, et ne me demandez pas ce qui passa par la tête à mes parents à cet instant, je n’en sais rien !

Ils sortirent dans le jardin, avec moi, nu, dans les bras de ma mère. Pour me présenter à leurs amis, pensez-vous ? Aussi, mais pas seulement. Mon père me prit dans ses bras à son tour et me déposa, nu comme un ver, sur la pelouse fraîche et humide.

Avec un sac de sel gemme, qu’il troua par le fond avec son athamé qu’il planta d’un coup sec dans la toile, il traça un cercle parfait autour de moi. Je hurlais paraît-il, pas étonnant avec le froid qu’il devait faire à cette période de l’année.

Ils me célébrèrent en chantant et en dansant, s’extasiait Narcisse ; elle me manque Narcisse, ses histoires me manquent et tant d’autres choses encore, et quand je pense à elle, je pense aussi à tous ceux qui ont partagé les instants forts de ma chienne de vie.

Une fois qu’ils eurent fini de danser, la Lune de Chêne m’irradia d’un de ses puissants rayons qui me marqua au fer de plusieurs symboles. Je les ai toujours, un peu partout sur le corps, telles des marques peintes à l’encre indélébile.

Ce qui les avait poussés à célébrer cet évènement dans le jardin de mes parents n’était pas seulement ma venue au monde, bien que cela ne se produit qu’une fois par millénaire ; Non ! C’était plus que ça.

En réalité, je n’aurais jamais dû voir le jour, mes parents n’auraient jamais dû se rencontrer et encore moins me concevoir.

Je suis le fils de Walter Obsburn, Grand Sénéchal de l’ordre des frères prêcheurs. Un ordre très secret qui recevait ses directives directement du Vatican et qui, aujourd’hui encore, dans l’ombre, sévit toujours. La mission des frères était de chasser, torturer et brûler vifs les Hérétiques. C’est grâce, mais je préfère dire à cause, du « Malleus Maleficarum », un livre énorme écrit par deux Français, que l’ordre des frères prêcheurs, détectait les Hérétiques. L’exemplaire que possédait mon père était en fait l’original, fait que le Vatican n’approuvait pas car, dans les copies de cet ouvrage qu’il avait envoyé à travers le monde pour éradiquer notre espèce, le grand pontife avait ordonné que les dernières pages ne soient pas recopiées. Ces pages détiennent leur secret le plus craint, la vérité.

Ma mère, Bridgett Bishop, était une Hérétique, entre la grande prêtresse et la sorcière, « La Sacrée » comme l’appelaient ses frères et sœurs du Coven. Ses pouvoirs étaient, m’expliquait Narcisse, si puissants, qu’elle n’avait pas de rang prédéfini au sein de son clan, elle était l’exception, elle était Bridgett Bishop. Crainte et vénérée par tous. Narcisse me répétait sans cesse que je ressemblais à mon père mais que j’avais hérité du tempérament de ma mère.

Mon père était donc un chasseur de sorcières et ma mère l’une de ses proies.

Comment se sont-ils rencontrés ? Comment sont-ils morts et pourquoi ? Comment se fait-il que je sois toujours là, des siècles plus tard ?

Je vais tout vous raconter.

Sans titre


Ma nouvelle série pour 2017


©WALTER BISHOP – 1692 – épisode 1, l’Immortel

Je m’appelle Walt et je suis né en 1692 à Salem.

Mon père était Walter Obsburn, grand sénéchal de l’ordre des Prêcheurs. Il combattait les hérétiques jusqu’à ce qu’il tombe éperdument amoureux de ma mère, Bridget Bishop. Tous deux furent condamnés et brûlés sur le bucher pour sorcellerie.

A l’âge requis j’ai hérité du précieux manuel de mon père, le Malleus Maleficarum, l’objet le plus convoité par le Vatican car il contient le plus craint de tout leur secret.

Depuis ces temps obscurs, je traverse les siècles et poursuis la réelle mission de mon père, combattre et anéantir les soeurs Pariss, deux démons responsables des faits divers paranormaux les plus énigmatiques et toujours non élucidés de nos jours.

Mais l’ordre des frères Prêcheurs, mandaté par le grand pontife ne me facilite pas la tâche, ils ont pour mission de m’anéantir moi et mon précieux manuel, car si j’atteins mon but la vérité éclatera et le commun des mortels ne doit pas connaître la vérité.

Muscular young man standing shirtless

WB

 

 


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